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Conclusion
La
catastrophe du 24 juillet 1996 est un cas décole
en ce sens qu elle a ouvert les yeux sur certaines
insuffisances quant à laménagement du
territoire et quant à la facilité que lon
a parfois de sen remettre à la fatalité.
Elle est aussi matière à rouvrir la réflexion
sur le respect de la nature en zone de montagne, cest-à-dire
la compréhension et la mesure des phénomènes.
Cest peu dire que ce qui sest produit à
Chamonix doit servir de leçon, dans une perspective
aussi dépassionnée que possible. En vérité,
les inondations de lété 1996 ne doivent
pas servir de prétextes aux pourfendeurs de laménagement
de nos Alpes à des fins touristiques. Mais bien davantages,
elles doivent rappeler à lhomme un devoir dhumilité
face à la nature, car, à la montagne, quoi quil
advienne, cest cette dernière qui commande.
Chamonix, 25 juillet 1996 au matin
© Photo H. Rougier
Henri
Rougier |