Photo : Mont Maudit, Mont blanc, Dôme
du Goûter, de Planpraz
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Le
pays du Mont Blanc affiche, au sein de l’arc alpin, une multitude de singularités.
La première est, bien entendu, de graviter autour d’un sommet mythique, le plus élevé du continent
européen, dont il porte depuis longtemps l’appellation de "toit". Rien d'étonnant à
ce que, fort de son incontestable notoriété paysagère, le massif montagneux ait exercé
précocement curiosité puis attractivité.
Au point d'être considéré comme le prototype d'une forme spécifique en matière
de développement touristique, focalisé par les trois pôles de Chamonix, Courmayeur et Saint-Gervais.
Mais sait-on que cet espace transfrontalier fait régulièrement parler de lui à propos du tracé
même de la frontière franco-italienne sur l'emblématique sommet ?
Sait-on aussi que - comme toute médaille a son revers- l'intensité de l'essor du tourisme génère
de perpétuels et délicats problèmes d'adaptation posant la question de ce que l'on appelle
présentement le "développement durable" ?
Si l'on y ajoute l'épineux dossier du tunnel et la question pendante de l'Espace Mont Blanc, on perçoit
qu'à l'échelle des trois pays mitoyens (France, Italie, Suisse), le partage d'un espace hors du commun
au cœur de l'Europe puisse prendre, au niveau des orientations à donner à son aménagement,
l'allure d'un authentique casse-tête chinois… |